Chère Coloc,
Parmi tous ceux qui nous connaissaient, pas un n'aurait parié un instant sur cette cohabitation… Et puis l'équilibre s'est établi naturellement dès le début, des rythmes et caractères ultra-différents qui partagent deux ans durant une cuisine (et les canettes de coca oubliées explosées au congel), une salle de bain (avec les séances de brossages de dents / coups de gueule - défouloir du moment), un canapé (plutôt un séchoir pour protections de hockey), des tranches de vie aussi : ton premier reflex, la première fois à Denver, l'admiration que tu portais à ta petite nièce sur laquelle tu ne tarissais pas d'éloges --photos à l'appui--, aussi plus douloureuses comme le départ de ta grand-mère…
Après les nombreux bols de céréales renversés sur les PC, ce soir ce sont mes larmes qui inondent bêtement le clavier ; sentiment à la fois de tristesse, et de bonheur d'avoir partagé quelques bribes de ta vie si remplie.
Toutes mes sincères condoléances à tes parents et tes frères.
Rest In Peace Anso.





