Ma chère petite Anne-So,
Que c'est dur pour l'ancienne secrétaire de ton labo de R&D de prendre la plume et te dire ce que je ressens ; mais il faut que je le fasse, c'est un besoin. Pour moi, tu es toujours là ; on s'est revues toutes les 2 avant Noël de l'année dernière, on avait parlé, de toi, de moi, de ce que je devenais depuis mon départ en longue maladie ; toujours à l'écoute de ce que je te disais, t'étais presque la fille que je n'ai jamais eue. Tes paroles de réconfort, de gentillesse quand t'arrivais au bureau pour me dire :"j'ai oublié mes notes de frais", et que je te répondais "t'as gagné au loto ou quoi, t'as pas besoin de fric toi ?" ; plein de souvenirs me reviennent en tête, tes cheveux bleus (on avait rigolé comme des malades toutes les 2), mes coups de gueule aussi... mais tu comprenais toujours pourquoi je râlais ; et puis là, plus rien ... on s'était pourtant dit qu'on gardait le contact, mais je pensais pas que les mois passeraient aussi vite. Ces quatre années passées à côté de toi, je les oublierai jamais. J'espère juste que là où tu es, t'es plus heureuse ; c'est bien dommage qu'on ait pas eu le temps de parler encore plus toutes les 2, je t'appréciais énormément, pour moi t'était une "ingénieur pas comme tout le monde". Je sais qu'on se reverra un jour, demain en tous cas pour te dire au revoir.
Je t'embrasse de tout mon coeur, et présente mes plus sincères condoléances à ta famille. Et comme j'aime tellement ma Bretagne (j'ai toujours gardé les photos que tu m'avais envoyé de l'ile d'Hoédic en 2005), je te dis KENAVO. Pourvu que tu aies trouvé le bonheur. GROS GROS BIZHOUS.





