Chère Anne-So
Ma mémoire me fait défaut. Je ne sais plus bien quand tu es apparu à la section Loisirs-Vétérans, mais il y a longtemps. J'ai cette première image d'une jeune fille qui tient une crosse et qui avait une grande volonté. Je te revois, volontaire et qui à force d'entrainement, de séances publiques, élevait son jeu sur la glace petit à petit.
Je me souviens que pendant une saison, tu avais tellement fait partager ta passion, qu'une ligne complète de joueuses faisait partie de l'équipe. A ce moment là, pour la première fois, je me suis dit qu'une section féminine allait voir le jour à Courbevoie. Un jour, elle existera et quelque part tu en auras été une pionnière.
Je me souviens bien sûr du temps passé à cirer le banc en discutant. Je crois que c'est sur ce banc en attendant de se jeter sur la glace que je t'ai connu un peu plus, au détour d'un commentaire sur le jeu, sur l'actualité, sur ton championnat roller, sur un peu tout. On rigolait pas mal des fois.
Au fur et à mesure, tu étais devenu l'un de ces coéquipiers qui font décrocher du train-train quotidien pour aller à l'entrainement : si elle est là, je vais venir, ce sera sympa !
En match, chaque but ou passe décisive que tu faisais comptait double pour l'équipe et nous remotivait tous. Je crois me souvenir de ton premier but avec nous où tout le monde t'acclamait et tapait à tout va sur la balustrade.
Je souris des quelques stratégies improvisées que nous avons essayés de temps en temps, toujours innovante, dans le jeu, jamais prévues, peu efficaces, parfois si, mais toujours amusantes.
Nos matchs, nos entrainements, le jeu sont maintenant difficiles mais tu es et seras toujours là dans nos efforts à l'image de ceux qu'il fallait faire pour revenir en zone défensive. Beaucoup de souvenirs de hockey.





