Je me préparais à te voir filer derrière la cage samedi avec le maillot de Viry sur le dos et la culotte blanche sur les fesses, celle que tu ne voulais pas changer et qui me faisait avoir confiance d'un simple coup d'oeil, parce que je savais que c'était toi avec le palet. Et que je ne risquais rien mais que la gardienne, en face, et les joueuses sur ton passage pouvaient avoir du souci à se faire.
Alors de l'émotion oui, tout plein. Encore maintenant, encore demain, et encore à chaque fois que je monterais sur n'importe quelle glace ou n'importe quel terrain. N'importe quelle fichue glace, ou n'importe quel fichu terrain puisque tu n'y seras pas. En Suisse, aux Etats-Unis, partout en France et partout où tu pouvais poser le patin, d'ailleurs.
AnneSo confidente, AnneSo méritante, AnneSo combattante, AnneSo souriante. Tu n'imagines pas comme j'ai adoré jouer avec toi cette année, te retrouver dans l'équipe adverse la semaine d'après, parler de nos histoires de nanas fighteuses dans un sport de mecs ou des prochains projets de hockey dans le monde. Hier à Viry, la bière était pour toi, le match aussi, l'entraîneur poussé sous les douches aussi, et j'espère que de là où tu es, tu n'en as pas manqué une miette. Si tu n'étais pas en train d'aller lorgner ce qui se passait du côté des play-offs aux USA.
Pour les prochains matchs je te garde dans un coin de mon coeur, bien au chaud, dans l'action. Tu seras cette petite pensée que je pourrais choyer, souvent, maintenant et où que j'aille.
Je te fais un gros, gros câlin d'équipière et d'amie, pour toutes les fois où je ne l'ai pas assez fait.
Ouwaaaa AnneSo...
Pépé#1. Derrière toi et à jamais, désormais.





